Quand le monde vous pèse : renouer avec des habitudes simples et efficaces pour apaiser votre système nerveux et vous sentir moins stressée

J'ai réalisé que je me sentais accablée lorsque j'ai eu du mal à être positive avec mes clients.

J'avais davantage envie de déplorer l'actualité et le froid que de partager ce qui m'inspirait, comme je le fais habituellement. Je préfère nettement l'authenticité (avec modération !) à la positivité toxique, et je respecte trop mes clients pour faire semblant.

Je dois donc l'admettre : alors que février s'installe, je ressens une lourdeur intérieure et ambiante.

De toute évidence, cette année n'a pas commencé en douceur. Le monde est instable, et les événements qui se déroulent à l'échelle mondiale et locale plongent de nombreuses personnes dans le trouble, l'anxiété ou le désarroi. Faire comme si de rien n'était ne nous sert à rien. Reconnaître que ce début d'année a été difficile est une première étape essentielle.

Comme beaucoup, je crois qu'il est important de rester informé. La prise de conscience est primordiale. Comprendre ce qui se passe dans le monde nous aide à rester connectés, compatissants et engagés. Pourtant, il existe un seuil au-delà duquel l'exposition constante devient néfaste plutôt que bénéfique.

Lorsque nous sommes exposés de manière répétée à des informations anxiogènes, surtout lorsque nous avons peu de contrôle sur leur issue, notre système nerveux absorbe ce stress. Avec le temps, cela peut entraîner une fatigue émotionnelle, une confusion mentale, de l'irritabilité, des troubles du sommeil et un sentiment général de surcharge.

Je le ressens moi-même. Dans mon cas, voir ce qui se passe dans le monde paralyse mon système nerveux : cet état résulte d'une réaction au stress, et nous paralyse comme un cerf pris dans les phares d'une voiture. Stressée, je manque d'énergie et j'ai du mal à me remettre en action. Pour vous, cela pourrait ressembler davantage à une réaction de « lutte ou de fuite » : une colère et une indignation constantes, ou un sentiment de menace permanent, comme si un ours vous poursuivait sans cesse après chaque consultation des réseaux sociaux ou lecture des actualités.

Le poids du monde et du quotidien

Parallèlement aux grands événements qui se déroulent autour de nous, nous portons tous notre propre réalité personnelle. Les préoccupations familiales, les responsabilités professionnelles, les problèmes de santé et les transitions de vie continuent de se manifester, indépendamment de la situation mondiale. À la quarantaine, cela peut se traduire par un effort constant pour gérer de multiples aspects, dont certains sont nouveaux, comme la responsabilité de parents vieillissants et d'enfants jeunes adultes, sans oublier ses propres problèmes de santé.

Ces « micro-stress » sont peut-être moins spectaculaires que les événements mondiaux dont nous entendons parler, mais leur impact est profond. Ajoutés au stress global ambiant, ils peuvent insidieusement éroder notre sentiment de stabilité et de bien-être. Je vois autour de moi de nombreuses personnes en état d'hypervigilance permanente, car la vie leur paraît soudainement beaucoup moins prévisible.

C'est un phénomène que j'observe fréquemment dans mon travail auprès des femmes d'âge mûr, en particulier pendant la périménopause et la ménopause. Les fluctuations hormonales rendent déjà le système nerveux plus sensible. Si l'on ajoute à cela le stress chronique, la surcharge émotionnelle et une mauvaise récupération, il n'est pas surprenant que beaucoup de femmes se sentent épuisées, dispersées ou à vif émotionnellement. Lorsque cela arrive, notre instinct nous pousse souvent à chercher des solutions à l'extérieur.


Pourquoi cherchons-nous toujours plus – et pourquoi avons-nous souvent besoin de revenir à l’essentiel ?

Quand nous ne nous sentons pas bien, nous avons tendance – et je m'inclus totalement dans cette tendance – à chercher la prochaine solution miracle :

  • Une nouvelle tendance bien-être

  • Un nouveau complément alimentaire ou protocole

  • Un nouveau régime ou système de productivité

  • Un nouvel expert qui détiendrait peut-être « la réponse » ?


Bien que les nouveaux outils puissent parfois être utiles, et que la curiosité, l'ouverture d'esprit et la recherche de solutions soient de grandes qualités, cette quête incessante peut aussi nous maintenir dans un état d'hyperactivité ; toujours en quête de nouveauté, jamais satisfaite.

Très souvent, la voie la plus efficace n'est pas d'en rajouter ou de chercher le remède miracle, mais de revenir aux choses simples qui nous régulent et nous ressourcent.

En effet, après toutes mes études et mon expérience professionnelle, je suis de plus en plus convaincue que les outils les plus puissants sont aussi les plus simples. « La magie réside dans les détails », comme me l'a dit un jour mon coach. Retour aux fondamentaux de la régulation du système nerveux

Lorsque le monde nous pèse et que nos ressources intérieures semblent à bout, le meilleur moyen de se ressourcer est de revenir à des pratiques essentielles qui apaisent le système nerveux et nous connectent à nous-mêmes.

1. Calmer l'esprit par le silence

Des pratiques comme la méditation, la réflexion silencieuse et l'écriture permettent d'interrompre le brouhaha mental incessant et contribuent à éliminer les pensées intrusives. Elles créent un espace entre nous et le stress que nous subissons.

Nul besoin de longs moments ni de pratiques élaborées. Cinq à dix minutes par jour suffisent pour :

  • Ralentir la respiration

  • Apaiser l'esprit

  • Prendre du recul sur ses émotions


Il ne s'agit pas de pratiques “granos et woo woo”. Elles s'appuient sur des traditions ancestrales et sur des données probantes issues de la science moderne, et sont reconnues pour leurs bienfaits sur la santé mentale et physique. Pour de nombreuses femmes, surtout autour de la périménopause et post-ménopause, ces moments de calme deviennent essentiels. Si vous ressentez le besoin de respirer calmement, essayez de le faire en rentrant chez vous, pendant 5 minutes assise dans votre voiture, ou une fois au lit. J'enseigne ces pratiques aux femmes de ma clinique, qui apprennent des méthodes simples pour se connecter à leur respiration et apaiser leur système nerveux, tout au long de la journée. Sans y mettre 2 heures par jour bien sûr!

2. Mouvements doux et réguliers

Le mouvement est l'un des outils les plus sous-estimés pour la régulation émotionnelle.

Cette période a été riche en projets passionnants et stimulants, mais elle a aussi impliqué une diminution de mon activité physique. Et je ressens la différence. L’activité physique n’a pas besoin d’être intense ni longue :

  • 20 à 30 minutes

  • Une promenade en plein air

  • Des étirements doux ou des exercices de mobilité

  • Cinq jours par semaine, si possible


Une activité physique régulière aide à évacuer les hormones du stress et à se reconnecter à son corps. Nul besoin d’une activité spectaculaire pour être bénéfique. Comme je le dis souvent à mes clients, le secret réside dans la régularité et la constance, surtout lorsque l’on se sent plus fragile.

3. Nourrir son corps simplement

Lorsque nous sommes fatigués, submergés ou épuisés émotionnellement, notre corps réclame souvent de l’énergie rapidement. Le sucre et les glucides raffinés peuvent apporter un réconfort immédiat, mais ils ne contribuent évidemment pas à un équilibre durable.

  • Dans la mesure du possible, privilégier des repas simples et nourrissants peut être bénéfique :

  • Des légumes pour les micronutriments et l’ancrage

  • Des protéines pour la stabilité de la glycémie et de l’humeur

  • Des graisses saines pour la santé cellulaire et hormonale

  • Des aliments chauds et complets qui favorisent la digestion

Il ne s’agit pas de règles strictes, de restrictions ou de recherche de la perfection. Il s'agit d'offrir à votre corps ce dont il a besoin pendant les périodes de stress.

4. L'importance du lien social

Le lien humain est un puissant régulateur du système nerveux. Passer du temps avec des personnes qui vous font vous sentir en sécurité, soutenue et comprise vous aide à vous ancrer dans le moment présent.

Des liens significatifs nous rappellent que même si le monde peut sembler accablant, notre réalité immédiate recèle encore de la bonté, de l'attention et de la chaleur.

Ceci est particulièrement important pendant les périodes de transition, de stress ou de changements hormonaux.

Prendre soin de soi dans les moments difficiles

Prendre soin de soi ne signifie pas se détourner du monde. Cela ne signifie pas indifférence, désengagement ou égoïsme. Travailler avec des femmes me fait prendre conscience à quel point nous devons nous le rappeler.

En réalité, c'est tout le contraire.

Lorsque nous ressentons constamment la peur, la culpabilité et une exposition constante à la détresse, nous nous épuisons. Et à partir de cet épuisement, il est très difficile d'agir avec clarté, compassion ou détermination. En prenant soin de notre santé mentale, émotionnelle et physique, nous développons notre capacité à :

  • Rester ancrés

  • Répondre plutôt que réagir

  • Offrir un soutien authentique

  • Apporter de la stabilité là où elle est nécessaire

Une douce invitation

Si vous vous sentez lourd, dispersé ou submergé ces derniers temps, comme moi, considérez ceci comme une douce invitation à revenir à ce qui est simple, stable et réconfortant :

  • Apaisez votre esprit par la méditation ou l’écriture

  • Bougez quotidiennement, d’une manière qui vous convient

  • Nourrissez-vous d’aliments sains et naturels

  • Restez en contact avec des personnes qui vous aident à vous sentir à nouveau vous-même


Parfois, la forme de soin la plus profonde n’est pas d’en faire plus, mais plutôt de revenir aux choses simples qui vous nourrissent déjà.





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Pourquoi le stress perturbe vos hormones sexuelles (et comment y remédier !)